Les résultats des tests PISA ont été publiés ce matin.
Et la France enregistre des résultats parmi les plus faibles jamais réalisés. D’après ces évaluations internationales, le niveau des élèves a encore chuté en mathématiques et en compréhension de l’écrit.
Mais derrière ces chiffres, se dessine surtout une école française inégalitaire, où le milieu social détermine, plus qu’ailleurs, les chances de réussite.
Que nous apprennent réellement ces tests sur l’état de l’école française? Faut-il leur donner autant d’importance ? Comment faire pour lutter contre les inégalités scolaires? Est-ce qu’il faut revoir notre pédagogie, enseigner autrement, ou est-ce que c’est d’abord et avant tout une question de moyens ?
🔎 *Rentrée scolaire : les candidats à l’Élysée potassent l’électorat enseignant* :
🗞️ *Conférence nationale sur le handicap : pour un véritable statut, les AESH repasseront* :
💬 *Pour de nombreux lycéens, rentrée des classes rime avec petits boulots* :
0:00 – 1:40 Introduction
1:40 – 2:45 Présentation des invités
2:45 – 4:09 Qu’est-ce que l’étude PISA ?
4:09 – 5:37 La France s’effondre dans le classement
5:37 – 8:58 Des chiffres inquiétants pour nos invités
8:58 – 13:15 Comment les tests PISA sont réalisés ?
13:15 – 16:40 « Une monnaie commune pratique à comparer mais pas à nous faire progresser »
16:40 – 19:40 Les évaluations nationales en France
19:40 – 22:36 Les inégalités filles – garçons dans les résultats
22:36 – 24:07 La différence entre la filière générale et professionnelle
24:07 – 27:50 « Aujourd’hui nos démocratie fabrique des garçons réfractaire à la culture scolaire »
27:50 – 30:14 Les inégalités sociales à l’école
30:14 – 34:51 Apprendre aux enfants dès la maternelle ?
34:51 – 37:03 « Parier sur le vivant pour donner du sens à rentrer dans l’écrit »
37:03 – 38:31 Comment les enfants encodent des mots
38:31 – 46:09 La méthode de Céline Alvarez
46:09 – 48:24 L’expérimentation de Gennevilliers avec l’argent de Montessori
48:24 – 53:02 Croire aux promesses des moyens pendant la campagne présidentielles
53:02 – 55:58 Une revalorisation salariale pour attirer de nouveau enseignant
55:58 – 58:44 Le cas des élèves en situation de handicap
58:44 – 1:00:49 Le budget avec 1,7 million d’élèves en moins d’ici 2035
1:00:49 – 1:06:50 « La concurrence du privé absorbe et réduit à néant la mixité sociale »
1:06:50 – 1:07:54 Conclusion
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Tous les enseignants devraient être sélectionnés et avoir une formation très innocente avec des sciences de l éducation et une éducation au SAVOIR ETRE indispensable dans la vie pour s épanouir.prendre conscience que la motivation et faire surgir le PLAISIR d apprendre !
Peut-être que le premier test Pisa est à faire entre les écoles françaises. Le principe est d'abord de déceler les départements qui nécessitent un accompagnement plus poussé et de moins financer les écoles les plus performantes. Mieux répartir les budgets devient une nécessité.
L’Education nationale est en déclin depuis 1980! Date à laquelle j’étais en ZEP et où un inspecteur qui voulait savoir si tout allait bien alors qu’il y avait une fermeture de classe m’ dit de ne pas faire de vagues!!!! TEXTO! J’ai fait appel au syndicat: le SNI : silence radio! Résultat j’ai quitté l’enseignement et ces jeunes enseignantes du plateau doivent subir le même refrain sans piper mot!!!!! Pour redresser cet échec,je vous souhaite beaucoup de courage! Sans compter, la situation des familles en difficulté pour s’occuper correctement de leurs enfants! Discuter,c’est bien mais agir je suis sceptique ,HÉLAS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Monsieur Merieu aime bien s’écouter parler. Le vivant, blabla…. c’est très bien tout ça, mais avant de faire de la philosophie, il faut commencer par identifier les lettres, les associer à des sons. C’est la base.
Il semble que les niveaux baissent , comment on réussissait avant ? Les enfants sortaient du primaire en sachant lireire et écrire , aujourd'hui ça n'est plus le cas, il y a donc aussi un problème de compétence à enseigner. Il y avait les IUFM , accessibles avec le seul bac. c'est peut-être ça qu'il faut remettre en place.
Mme Alvarez n’a aucune légitimité pour parler de PISA. Elle a enseigné quatre ans, dont trois ans dans une école d’Aubervilliers.
Elle n’est plus dans l’enseignement depuis longtemps et passe juste son temps à vendre sa « méthode ». Quel peut bien être son apport sur l’enseignement des enfants jusqu’à l’âge de 14-15 ans ?
Quant à son livre, il ne fait pas du tout parler : les enseignants y sont totalement indifférents, ils n’ont pas attendu Mme Alvarez pour enseigner la lecture.
Elle n’est invitée que parce qu’elle est « connue ».
La prochaine fois, essayez de trouver des enseignants expérimentés qui enseignent au collège ou au lycée.
J'aimerais bien que quelqu'un aborde le problème de poids de sac de collégiens qui fait enre 7 et 8kilos!est-ce que c'est normal ?!
Le débat est méthode (Alvarez) vs mission (Meirieu), et la vraie distance entre les deux est « un levier majeur » vs « un levier parmi d'autres ». J'ai lu le livre d'Alvarez, il est très juste et j'adore sa logique: faire encoder les enfant avec des lettres mobiles représentants les sons (ludique). De l'encodage à la lecture il n'y qu'un pas (automatique). Alvarez a nettoyé le superflu et c'est la substantifique moelle de son livre. Les arguments de Meirieu sont à la limite de la malhonnêteté avec des arguments qui tape à coté du sujet façon jésuitique pour vous faire cramer par la suite.
La responsabilité réelle de Meirieu, plus subtile, est celle du formateur de discours. En dominant le discours pédagogique institutionnel pendant trois décennies, son courant a rendu « évident » un certain ordre des priorités (d'abord le social, le projet, le sensible ; la mécanique du code « quand l'enfant est prêt »). C'est cet ordre-là qui a permis de repousser l'encodage précoce — et qui a laissé les inégalités se creuser entre 3 et 6 ans, le créneau où, disent les méta-analyses que cite Alvarez, tout se joue. Sa responsabilité n'est pas d'avoir proposé une mauvaise méthode ; c'est d'avoir fait passer une hiérarchie des priorités (le vivant avant le code) pour un consensus, alors que la recherche pointait le contraire. Quand il objecte à Alvarez que sa méthode « isole le mécanique dans le vivant », il défend en réalité l'ordre hiérarchique que son propre courant a établi.
Nota: Les moves « jésuitiques », un par un :
Le patron — poser un vrai critère hors-sujet, mesurer, condamner par défaut — est répétitif. Les repères :
L'entonnoir (45:32–45:55) : « on a l'impression de voir un entonnoir… il ne resterait plus que cette mécanique. » Alvarez réfute explicitement ce cadre : c'est « un levier comme un autre » (47:45), les enseignants s'en inspirent librement (47:57–48:05), et ça libère du temps pour socialisation/créativité/motricité (42:06–42:13). Il la mesure contre « elle doit être la mission entière » — critère qu'elle rejette.
Le verbe « réduire » (36:33–36:40) : « Réduire ça à des mécaniques… me paraît dommageable. » Le mot réduire présuppose qu'Alvarez réduit l'écrit au mécanique. Elle ne le fait pas : elle y ajoute un mécanisme à un stade précis. Le présupposé fait tout le travail de l'objection.
La bibliographie fantôme (35:01–35:07) : « elle néglige… beaucoup le travail de nos collègues… elle oublie certaines recherches, elles sont assez ciblées. » Aucune étude nommée. Alvarez riposte « lisez le livre » (39:32), et concède elle-même « il y en a qui disent le contraire aussi » (39:34). Asserter une charge de preuve adverse sans la fournir, et la garder en réserve — c'est exactement la mécanique du « vous faire cramer par la suite » : la contre-étude promise mais jamais produite.
La substitution Freinet/Montessori (35:46–35:58) : « si j'avais à me référer à un pédagogue, ce serait moins à Montessori qu'à Freinet. » Un mouvement latéral : au lieu d'engager la thèse d'Alvarez, il propose une autre filiation qui implique que la sienne est inférieure. Vrai pour son goût, sans rapport avec l'efficacité de la méthode.
Le re-cadrage « mission » (44:57–45:13) : « la question, c'est la mission de l'école maternelle. Si la mission, c'est simplement d'apprendre à décoder, je dis non. » Il déplace le débat d'une question empirique (« est-ce que démarrer l'encodage en maternelle accélère le décodage et réduit les inégalités ? » — la thèse d'Alvarez, adossée aux méta-analyses) à une question d'identité/valeurs (« à quoi sert la maternelle ? ») — là où il tient le haut de la pente par définition, et où aucune étude ne peut le faire reculer.
J’ai eu le plaisir de suivre un cours chez une dame à Seoul cette semaine pour apprendre à faire du vrai kimchi. Sa famille a une fabrique traditionnelle et elle m’a donné énormément d'informations…qui évidemment, et heureusement, recoupent les vôtres !😂
Très intéressant, merci pour le débat.
Boycottons les ecoles privées inégalitaires !
Le classement Pisa a été cree pour humilier les enfants. Heureusement que çà n'existait pas à notre époque.
Elle veut que tous les enfants arrivent et ça dérange
Vive Céline Alvarez
Toujours la même chose. Le droit qu'aux riches
Ce n'est pas vrai ! Les garçons
garçons ne sont pas meilleurs en maths que les filles parce qu'ils sont des garçons !!!
Supprimons ces classements PISA qui humiliant et culpabilisant les ados !
Faut arrêter les inégalités filles garçons ! Apprenons les arts ménagers aux garçons comme aux filles !
Excellent entretien ! Ca change des interviews débiles sur Le Figaro ou CNews 🤣
Celle qui dirige les débats est insupportable, elle sait pas s’adapter à ceux et celles qu’elle a en face d’elle. C’est insupportable à ecouter et ca doit etre insupportable pour les personnes qui parlent sur le plateau. Tu les muselles quand ils commencent à parler Francais sur les problèmes. Bref, revois un peu ta manière d’animer un plateau tv stp c’est irritant de vous écouter et de vous regarder. Cordialement
Je suis toujours fascinée de voir à quel point on est capable de parler d'école sans jamais évoquer les "personnels non enseignants" (équipes de direction, administratifs, personnels de santé et de service social, AED, CPE …) : comme si l'école n'était que pure pédagogie et que les problèmes de sous-financement, de non remplacement, de salaires indigents, de conditions de travail dégradées…), ne concernaient que les profs et n'avaient absolument aucune conséquence sur les apprentissages. Le problème est toujours pris par le petit bout de la lorgnette. Ce n'est pas prêt de s'arranger…
Supprimez les ecoles privées et vous verrez vite le niveau moyen grimper. Ca forcerait les plus riches a soutenir le systeme et les inciterait à payer leurs impôts pour avoir un systeme educatif digne de ce nom. Mettez tous les enfants dans le même panier et ça reduira les inégalités.
Monté souris? Mais pas descendre le chat?😂
Mme Alvarez ne comprend pas trop le principe du débat. Il faut accepter des points de vue différents.😏
Il y a aussi le fait que même si le temps de travail à diminué, dans les faits les gens travaillent plus puisque pour pouvoir vivre convenablement de nos jours il faut 2 salaires à temps plein et cumuler un autre emploi. Les boomers qui ont connu les 30 glorieuses ne comprennent pas que cette incertitude financière (rien que le coût du logement…)amène aussi un certain stress et mal être chez les parents qui va se ressentir dans l'éducation.
Alors oui certains diront que dans ce cas on ne fait pas d'enfants et puis il viendront se plaindre parce que la natalité baisse.
Et puis ceux qui disent que c'est la faute de l'immigration alors dans ce cas comment expliquer que les jeunes enfants issus de l'immigration dans les années 80-90 avaient un bon niveau scolaire alors que certains avaient des parents qui ne parlaient pas français et j'en connais pleins dans ce cas qui sont devenus ingénieur, avocat…
Il n'y a qu'à écouter la façon de s'exprimer d'un jeune issus de l'immigration dans les années 70 et d'un jeune aujourd'hui pour comprendre que ce n' est pas l'immigration le problème de la baisse du niveau. Se contenter de dire c'est l'immigration ne réglera pas le problème.
Merci, Mediapart ! 👍
Céline Alvarez oublié complètement la construction du nombre en maternelle , c’est un sacré travail qui conditionne la réussite future en mathématiques ; et , non il n’y a pas que la lecture mécanique : pour réussir à lire il y a la construction de l’espace , la latéralisation, savoir se repérer dans le temps ( avant, pendant, puis), la maîtrise d’un vocabulaire varié ( grosse source d’inégalité suivant les familles ) et pour assimiler les apprentissages, l’enfant doit être en confiance avec une vie stable économiquement et socialement, il doit être respecté et protégé partout où il grandit …
Dans plus de la moitie de la planete lecole et l instruction commence a partir de 6/7 ans.
Avant cela, lenfant doit rester au sein de sa famille notamment sa maman.
Malgre cela, ici entree en lecture a 3ans, et jusqu aujourd’hui cest ecole a la maison… la meilleure des choses a faire ^^ pr le bien de nos enfants:)
Bravo Mme Alvarez ! Je suis professeure et elle a raison désolée !
12:09 : beaucoup de famille ne soutiennent pas les enfants , déplore monsieur Mérrieu…mais avec la dégradation des conditions de travail, le stress du boulot et des transports, les horaires imposés non négociables..vous coryez vraiment qu on peut avoir de l energie pour s interesser au travail scolaire de son enfant ?
Madame Alvarez m a beaucoup fait rire à 14:55 "c est quand même la cour des comptes,qui fait une analyse neutre!" euh…sérieusement vous pensez que la cour des comptes fait des "analyses neutres"..?!
Alvarez est sur une autre planète…
Cet homme qui parle de virilisme et de machisme qu’il faudrait combattre et la façon dont il s’adresse à une femme sur un plateau en disant “elle” “elle” “elle” comme si elle n’était pas à 2 mètres mdr…
arrêtez d'inviter Céline Alvarez qui dit des banalités – la méthode qu'elle prône est celle appliquée dans toutes les écoles
Le but est clairement de rendre l’école publique obsolète pour promouvoir le privé et rendre l’école payante !
Question complexe dès que l'on dépasse les points entendus : le manque de moyens, le manque d'enseignants et la nécessité de revaloriser les salaires.
La question pédagogique, les nouveaux outils et un certaine liberté pédagogique sont de rapidement des sujets explosifs.
Je trouve l'intervenant masculin peu réflexif, il me semble qu'il pourrait se remettre un peu en question !
Intervenant intéressant mais journaliste animatrice nulle.pourquoi couper les intervenant et leurs propos ?
Quel dommage, nous avons toutes les solutions et rien ne se met en place. Désolée mais ma solution à moi ce sera le privé. Je ne vais pas sacrifier l’avenir de mon enfant juste pour un espoir d’égalité dont les politiques n’ont rien à faire…
Elle devrait pas s'énerver avec le vieux parce qu'elle ne le convaincra pas
Ils ne veulent plus de public en rie´ que du privé ou tu paie paie paie paie paie hahahahahahaahahahha
Ah? Et le fait que la moitié des agents ne soit pas au contact des enfants ne serait pas une des raisons du problème?
Merci monsieur Merieu pour votre nuance ♥️
Parce que maintenant les enfants ne lisent plus en maternelle ?! Oh punaise ! Abrutir sa population ne mène à rien de bon
je croyais que le débat portait sur PISA… Ca a dérivé sur l'enseignement de la lecture à la maternelle. Faudrait pouvoir recadrer le débat.
Mme Alvarez est particulièrement agressive c'est insupportable.
Mediapart a donc choisi Glucksman en nous faisant croire qu'il était le premier à défendre l'école et l'égalité alors que depuis 2017 LFI demande et propose la réduction des effectifs à moins de 19 élèves par classe, en priorité en maternelle et dans l’éducation prioritaire, le recrutement massif d'enseignants, la création d’un service public gratuit de soutien scolaire,…
referencement
Comme toujours, M. Meyrieu est à côté de la plaque et continue à polluer le débat.
Ils sont tout le temps en train de réinventer le fil à couper l'eau chaude. Ça m'énerve!!
😤
Passionnant merci d’avoir réuni des personnes aussi passionnante. Et Mme Alvarez a raison : ils bossent tous pour la même cause, défendre l’école et la qualité des enseignements.