250 tonnes, 260 km/h, moins de deux kilomètres de piste. Tout le monde répond « les freins » — et tout le monde se trompe.
À l’atterrissage, un avion de ligne doit effacer environ 650 millions de joules en moins d’une minute : de quoi porter 2 000 litres d’eau à ébullition. Mais dans la première seconde après le toucher des roues, les freins ne servent à rien : l’aile vole encore, elle porte encore l’appareil, et un pneu qui n’est pas écrasé contre le béton n’a rien à mordre.
Le vrai geste décisif vient d’ailleurs. De larges panneaux se dressent sur le dessus de la voilure et détruisent volontairement jusqu’à 80 % de la portance restante : l’avion s’assoit sur son train, et le freinage devient enfin possible. Ensuite seulement entrent en scène l’inversion de poussée — qui ne fait pas tourner le réacteur à l’envers — puis les disques de carbone chauffés à plus de 1 000 °C, protégés par des bouchons fusibles.
Dans ce documentaire : l’énergie réelle d’un atterrissage, le fading des freins, l’essai de décollage interrompu freins usés, le rôle des spoilers, le taux de dilution des réacteurs modernes, l’antiblocage roue par roue, les pneus gonflés à 14 bars à l’azote, et cette révélation : la distance d’atterrissage certifiée est calculée SANS aucune inversion de poussée.
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Titre de vidéo mensonger.
Merci beaucoup pour cette vidéo très instructive. Je savais que les volets avaient un rôle très important mais je pensais que c'était bien le pilote qui , comme dans une voiture, appuyait sur les palonniers pour déclencher le freinage.
Un avion de 250 tonnes lancé à 250 km/h, l'énergie cinétique est~ de 600MJ.
Chauffer 1g jusqu'à 100°C puis de l'évaporer réclame 2630 joules.
Donc pour transformer toute l'énergie cinétique de l'avion en vapeur réclame ~230 litres d'eau.
C'est loin des 2 tonnes annoncées.
Merci beaucoup pour ces informations très instructives sur l'aviation .