Les Éditions du Boréal réagissent à la controverse entourant le roman « C’était ça ou mourir », publié en mars 2026. La maison d’édition québécoise indique ne pas pouvoir confirmer ni infirmer si l’auteur Thélyson Orélien a eu recours à l’intelligence artificielle (IA).
« Le livre est maintenu en librairie », affirme Renaud Roussel, codirecteur général.
0:00 – Présentation de Patrice Roy
1:05 – Entrevue de Louis-Philippe Ouimet avec Renaud Roussel
Pour en savoir plus, consultez notre article à ce sujet :
#littérature #ia #arts #TJ18h
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Il faudrait nous calmer… On ne parle quand même pas, encore, d’un citoyen qui perd son emploi ou, qui perd des revenus à cause de l’IA… Ce n’était d’ailleurs qu’un écrivain qui tentait de gagner sa croûte.
C’est bien connu que les plus grands artistes italiens de la Renaissance signaient des œuvres exécutées par d'autres. Dont Léonard de Vinci, pour n’en nommer qu’un. Ces grands maîtres avaient des équipes d'exécutants qu'ils supervisaient. L’IA en tant qu’outil est dans la même logique et je n'y vois aucun problème. Les opposants à ce que l'IA soit reconnue comme un outil de plus aux auteurs sont, quant à moi, récalcitrants au progrès et font preuve d'une certaine déficience culturelle.
Tant que l'IA ne réclame pas de droits d'auteur et que ça permet à la multitude de mauvais écrivains publiés ou non d’améliorer leur plume, alors va pour l’IA.
Mais qui donc se plaint ? Voilà surtout la question. Le Syndicat des Écrivains du Québec ? Ou celui de la Francophonie ? Les bons écrivains publiés qui pensent que l’IA est plus talentueuse qu’eux ? Le lecteur inculte qui ne sait faire la part des choses et reconnaître si une plume est élégante ou non ? Ou encore, l’IA elle-même, qui jalouserait les auteurs se servant d’elle, comme Excel et les calculatrices jalouseraient les comptables et les banquiers ?
Peut-être cela pourrait-il aussi être une campagne marketing nouveau genre, à l'avantage des luxueux logiciels détecteurs d'IA ou des logiciels anti-détecteurs de détecteurs d'IA qui, au bout du compte, affirment tous que les humains qui écrivent sans IA, écrivent avec un certain pourcentage provenant à coup sûr de l'IA, et qui vous facturent, en guise de preuve, les onéreux frais à l'appui de ce qu'ils croient ?
Ou encore, les abolitionistes de l'IA seraient-ils ceux qui, trop paresseux pour apprendre les nouvelles technologies, ni ne les connaissent, ni ne s'y intéressent ?
Devrait-on revisiter nos grottes néandertaliennes pour y écrire anonymement nos hiéroglyphiques romans ? Devrions-nous, finalement, bannir l’IA tout court, puisque cela semble d'ores et déjà un péché, si l'on en croit nos bien-pensants et nos médias traditionnels ?
Dans tous les cas, amusons-nous sur le sujet. Sujet tout nouveau, et tout déjà tabou…
Ô écrivains !
Lus, non-lus. Publiés, non-publiés.
Émergez de vos garde-robes et dites-le ! Tête haute !
« Je me suis servi d'Excel, de l'IA, et même, de ma calculatrice, pour écrire mon roman, et j'en suis fier ! »
Si l’auteur a plusieurs versions, pourquoi ne les produit-il pas ? Il serait immédiatement disculpé. S’il ne les donnent pas à voir, c’est parce qu’il ne les a pas. C’est logique. Je trouve les postures des uns et des autres assez hypocrites.
Totalement flou! Quelles sont les responsabilités de la maison d'édition. Quelles les étapes d'évaluation, de lecture et d'analyse des manuscrits.
Si tout se résume aux liens de confiance avec l'auteur, vos publications sont peu fiables.
Que faire des liens de confiance envers le public ? Quelles sont les normes éthiques de publications des ouvrages ?
Ce qui me sidère dans cette histoire, c'est la crédulité et le manque de jugement du milieu littéraire. Non seulement ce texte est sursaturé d'images, mécanique, démonstratif, lourd, répétitif, il n'est en plus porté par aucune vision, comme s'il n'avait pas d'auteur derrière lui pour le conduire. J'en ai commencé la lecture avant que cette polémique éclate, et arrivé au tiers du livre, après plusieurs exclamations de ma part face à des tournures et des images d'une grossièreté évidente, il m'est tombé littéralement des mains. Il ne tenait plus. Il se dispersait, tombait au sol de lui-même à force d'appuyer sur les mêmes leviers encore et encore. Il n'allait plus nulle part. Ce qui est incompréhensible dans le cas d'un récit d'exil. Il ne devenait plus rien d'autre qu'une suite de mots sans vision, sans corps. Sans âme. Très étrange comme sensation. Je n'avais jamais connu ça. Et quand la polémique a éclaté, j'ai compris.
Je m'étonne encore que tant de personnes aient pris ça pour un grand texte de littérature…
Boréal fait un peu pitié dans cette histoire. Pas très exemplaire comme comportement.
Le langage corporel de Roussel est bizarre.
Le brouteur littéraire vous a bien eu … c'était ça ou écrire…
Pauvres humains 😂
Bravo Chat gpt6!
Et le fait que le type ne sache pas faire une phrase complète de français à l'oral, vous n'avez rien soupçonnez ?
Est-ce que on doit faire confiance à un écrivain qui a dit " oui, j'ai faites des plagiats"…ça ressemble qui tout monde a oublié cet petit détail…désolé mais l'éditorial tente de sauver son argent..c'est tout..l'honneur pour la littérature et les lecteurs..bahhh..oublie ça…
Quiconque a utilisé l'IA sait qu'elle ne sait pas écrire un roman cohérent entier
Ils ont publié la première version qui a été fournie? Quand même fou.
Ben voyons donc, ça existe pas une certitude à 100%, les gens vont en prison parce qu'on est "suffisamment sûr" qu'ils sont coupables. Ce gars là est juste de mauvaise foi.
Le doute de Boreal est calculé, car il lur permet de jouer sur plusieurs niveaux et de gagner toujours… 1) Ils feignent de ne pas savoir alors qu'ils savent très bien… Mais ils ont besoin de faire croire à leur incertitude pour qu'on ne leur reproche pas d'être complice 2) Ils savent qu'une posture de doute leur permet d'entretenir la polémique, donc la notoriété du roman, donc les ventes… Plus ça dure, plus ils sont riches… Pas folles les guêpes ! 3) On ne sort de l'ambiguité qu'à ses dépens… Ils s'en garderont bien ! Car reconnaitre que c'est une oeuvre IA pourrait les exposer à des poursuites pour fraude de la part des lecteurs, des libraires et des maisons d'éditions avec lesquelles Boreal travaille.
Je ne comprends pas cet acharnement autour de ce livre. Pangram est un outil conçu pour détecter les traces possibles d’une utilisation de l’intelligence artificielle dans un texte. Mais un outil demeure un outil : son résultat ne constitue pas, à lui seul, une preuve absolue. On ne peut donc pas affirmer avec une certitude de cent pour cent que l’auteur a menti, pas plus qu’on ne peut soutenir, hors de tout doute, que Pangram ne puisse commettre une erreur.
On nous dit que l’intelligence artificielle écrit selon une certaine structure, notamment ce que certains appellent la « règle ternaire ». Mais depuis quand une structure d’écriture appartient-elle exclusivement à l’intelligence artificielle ? Des écrivains humains utilisent naturellement des constructions semblables. Alors, où commence réellement la preuve et où s’arrête la suspicion ?
Ce qui m’interpelle davantage, c’est l’énergie consacrée à traquer la présence éventuelle de l’IA dans un livre plutôt qu’à interroger l’idéologème qui le traverse. Pourquoi ne pas porter le regard sur la réalité que l’œuvre cherche à dénoncer ? Des milliers de migrants traversent la forêt amazonienne dans des conditions terribles, exposés à la violence et à l’humiliation. Leur réalité mérite-t-elle moins d’attention que la chasse aux traces supposées d’un logiciel dans un manuscrit ?
Il est facile de rester dans le confort de son bureau et de juger une œuvre qui tente de donner une voix à ceux qui vivent ces épreuves. L’intellectuel devrait pourtant aller au-delà du procès d’intention et s’interroger sur ce que le livre dit du monde.
Il y a aussi une forme d’hypocrisie à feindre de découvrir aujourd’hui que l’intelligence artificielle pénètre progressivement tous les champs du savoir et de la création. La littérature n’allait évidemment pas rester éternellement à l’écart. Ce n’était qu’une question de temps avant que l’IA entre dans cet espace de création.
Cela ne signifie pas que toute utilisation de l’IA doit être acceptée sans discussion. Cela signifie simplement qu’il faut distinguer le soupçon de la preuve, l’outil de l’œuvre et la technologie de la responsabilité de l’auteur.
Si Émile Zola avait choisi le silence ou la prudence devant l’affaire Dreyfus, l’histoire aurait pu suivre un autre chemin. Dans « J’accuse…! », Zola n’a pas cherché le confort du consensus : il a pris position lorsque cela devenait nécessaire.
C’est peut-être là que réside véritablement le rôle de l’intellectuel : ne pas se contenter de juger l’œuvre depuis sa tour d’observation, mais avoir le courage de regarder la réalité qu’elle met en lumière et de prendre position lorsqu’une injustice exige qu’on parle.
D'une grande hypocrisie. C'est d'une tristesse…. et tous ces gens prêts a se mentir en disant que cela ne peut pas être écrit par une IA. Je vais éviter les romans de Boréal à l'avenir. C'est pas comme si il n'y avait pas moult autre choix d'éditeurs.
J'ai moi-même tester deux extraits de son livre, disponible sur le net, et avec Pangram, l'un était de 78% AI et l'autre 100% AI. A vous de faire le test. extrait … Et j’ai compris tout de suite. Ce qu’il mettait en mots, ce n’était pas la peur de mourir – on l’avait tous déjà apprivoisée – c’était une peur plus radicale encore : celle de disparaître sans trace, de s’éteindre sans témoin, d’être rayé du monde sans même laisser une rature.
Ce qu’il venait d'énoncer, c'était peut-être la définition la plus nue, la plus humaine, de la migration que j’aie jamais entendu. Partir, ce n’est pas seulement chercher une vie meilleure. C’est surtout refuser que sa vie, même brisée, ne compte pour rien. C’est vouloir qu'au moins une voix survive à son corps. Mourir, d’accord, mais pas en silence. Et si mourir il faut, alors que quelqu'un reste, quelque part, pour dire : "Il a vécu, je l’ai vu, je m’en souviens." (Pages 115-116)
Que ce soit écrit par un humain ou par une IA, tant qu'il gagne de l'argent, il s'en foutent.
Les gens qui continuent à acheter des livres chez ce éditeur sont pour l'IA.
Pardon mais dans un reportage sur un sujet de littérature , le gros titre à 2:50: "on ne peut pas SI fier à 100%" fait lui-même un peu IA. Ou alors… 😁😁😁
1. Il y’a fort à parier après ses plagiats que son roman ait été généré par IA….forte probabilité n’est pas certitude….la balle est dans le camp de l’écrivain …
2. La maison d’édition reste circonspecte et en attendant touche les chèques tant que l’échec n’est pas prouvé !
3. En résumé Soit la maison d’édition manque de sagacité dans son comité de lecture !
Soit Thélyson Aurélien est un virtuose de l’utilisation de l’IA car il aura su tromper un grand nombre de critiques supposés
professionnels !
Ou les progrès des LLM sont foudroyants et on peut alors légitimement se poser la question sur ce qui reste aux humains de créativité en littérature ???? L’avenir s’annonce périlleux et soupçonneux !
5:12 Tkt bro, la confiance entre l'éditeur, l'auteur et les lecteurs est intacte 😂 On a bien compris : $$$ il n'y a aucune preuve $$$ …
Si son roman n’avait pas été un succès Boréal l’aurait largué sans aucun remord. L’argent lui, pousse à bien des compromis douteux.
Très déçue de Boréal. Pour ma part, ils ont perdu ma confiance.
Quand t'est écrivain,tu as des essaies tout partout dans la maison. Je pourrais le prouver any times. Si il n'as fourni aucuns documents écrits de sa main pouvant confirmer les écrits du livre,c'est clair que ca vient de l'iA….il a largement été capable de plagier d'autres auteurs,il est capable de frauder en disant qu'il est l'auteur de ce livre c'est certain.
Que ce soit pour les écrivains, les maisons d’édition, les libraires et tous ceux qui se nourrissent du succès d’un roman, le but principal est de vendre, de faire de l’argent et de faire de la pub. Quoiqu'il en soit, déterminer si un auteur à menti, trompé, manipulé, volontairement ou non, ça reste de l'escroquerie. S’il dit vrai, il devrait pouvoir fournir des preuves facilement. Tant que ca se vend et tant qu’il nie, comme tous les manipulateurs, bah tant mieux pour le marché du livre. Et pour les lecteurs à chacun de se faire son avis.
En gros, il faut redéfinir le travail d’éditeur en fonction de l’arrivée des nouvelles technologies dont l’intelligence artificielle. D’une certaine façon, il faudra engager des nouveaux experts pour des expertises exigeant un nouveau type de connaissances et compétences.
Comme pour le chat de Schrödinger, les 2 réalités existent en même temps. À un moment, il faut savoir accepter de vivre avec cet inconnu plutôt que de vouloir à tout prix ouvrir la boîte.
On ne peut pas non plus être sûrs à 100% que l'on existe. Il se moque du monde ce monsieur, et il s'engraisse bien avec un bouquin écrit par IA, qu'il laisse dans le commerce. J'ai acheté le bouquin d'Orélien en France, c'est flagrant que c'est écrit par Chat GPT +(j'ai pas besoin de Pangram) c'est ronflant et creux et… d'un racisme latent par les clichés véhiculés sur les migrants.
On utilise l'IA pour détecter l'IA. Make it make sense.